Rémunération des dirigeants d’associations subventionnées: Didier Migaud a l’oubli facile !

remuneration-des-dirigeants-d-associations-subventionnees-didier-migaud-oubli-facile remuneration-des-dirigeants-d-associations-subventionnees-didier-migaud-oubli-facile cc Cerb45/Wikipédia

En qualité de premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud a rendu public en février dernier son rapport annuel 2013. Il en a appelé à la réduction du poids des dépenses publiques. Il est fort dommage qu’il n’ait pas mis lui-même en pratique ce judicieux conseil lorsqu’il présidait, en 2001, la commission des Finances.

 

En qualité de premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud a rendu public en février dernier son rapport annuel 2013. 

Se voulant grand donneur de leçon en terme de gestion de fonds publics, il en a appelé, plus qu’à de nouvelles augmentations de recettes, à la réduction du poids des dépenses publiques.

Il est fort dommage qu’il n’ait pas mis lui-même en pratique ce judicieux conseil lorsqu’il présidait, en 2001, la commission des Finances.

Le centenaire de la vie associative venait d’être fêté dignement, comme il se doit en France, à savoir qu’il avait échappé à ceux qui en sont les acteurs et avait été complètement mis en « musique » par l’Etat et ses services.

Lieu extraordinaire d’altruisme, de solidarité, d’imagination, de créativité, de prise de responsabilités, le monde de la vie associative apporte, on le sait, beaucoup dans les Régions à la « Maison France », grâce à toutes les actions menées, les initiatives prises sur l’ensemble du territoire.

Cela ne peut que rendre jaloux et « voraces » les tenants d’une République, « Une et indivisible ».

Ces derniers qui n’ont jamais apporté que la preuve de leur immobilisme, de leur manque de réactivité, engoncés qu’ils sont dans un centralisme stérilisateur et dans leur volonté de conserver leurs privilèges, ne peuvent accepter de voir une partie de leurs pouvoirs risquer de leur échapper. Cela à tous les niveaux de la pyramide institutionnelle.

C’est dans les Etats-majors parisiens que tout doit être décidé, programmé, contrôlé… Le foisonnement de la vie associative, surtout celle affirmant la réalité de la diversité culturelle et régionale, leur est apparu comme un grand danger. Il y avait de « l’ordre nouveau » à remettre. Alors la « machine à courber les échines » s’est, comme dans tout pays totalitaire, mise en route… pour commencer à l’instrumentaliser. Ce qui est aujourd’hui un fait regrettable et vérifiable dans toutes les Régions.

Une première pierre de cette instrumentalisation avait été posée, dés 1999, par Jean-Pierre Chevènement alors ministre de l’Intérieur. Il trouvait le Centre d’Information Civique, trop indépendant à ses yeux et voulait lui imposer dans son conseil d’administration d’autres associations très marquées… « bien en Cour. » Il coupa les vivres au C.I.C qui n’a pas accepté le dictat de son ministre de tutelle et a préféré se saborder. Le CIDEM, regroupant les associations « politisées » lui a succédé.

Dans la grande opération « reprise en mains » les mêmes parlementaires qui se targuent d’être des novateurs en matière de réformes et parlent avec des trémolos dans la voix de « la nécessaire décentralisation, de citoyens, de peuple souverain » ne restèrent pas inactifs.

La preuve – les mauvais coups sont souvent perpétrés la nuit – a été le vote, le 12 décembre 2001, de l’article 6 de la Loi de Finances pour 2002, en catimini à 21 heures, proposé par le rapporteur général de la commission des Finances, un certain… Didier Migaud.

N’ayant pas encore endossé le costume de « sabreur de dépenses » et peu soucieux d’équilibre budgétaire, il a fait adopter par la commission, malgré l’opposition de Pierre Méhaignerie qui plus tard a rendu les armes, le texte visant à « rémunérer les dirigeants bénévoles des grandes associations subventionnées par l’Etat. »

La mesure portait sur 1, 2 ,3 personnes par association avec une rémunération plafonnée, à 3 fois le plafond de la Sécurité sociale.

Le coût de la dépense est d’environ… 9 milliards d’euros.  

En fait Didier Migaud, qui a la mémoire courte, est la preuve vivante de la collusion d’intérêts qui existe entre la droite et la gauche jacobine.

Il serait bon, dans un souci de transparence, que la Cour des comptes dise quels sont les heureux bénéficiaires de ce pactole et demande la suppression de cette disposition inepte, peu démocratique et si coûteuse.

Oui, Monsieur Migaud, vous avez raison, il est temps de faire des économies, des coupes sombres.

Gérard Gautierancien conseiller régional de Bretagne, président du mouvement « Blanc c’est exprimé »

Avec Contribuables Associés, luttez pour la réduction des dépenses publiques, car trop de dépenses publiques c'est trop d'impôts, et contre les gaspillages scandaleux d'argent public !

Lu 137 fois Publié le lundi, 01 avril 2013