La soutenabilité de la dette : le point de vue de Patrick Hetzel

Écrit par Contribuables Associés
Patrick Hetzel ©assembléenationale Patrick Hetzel ©assembléenationale

Patrick Hetzel, député du Bas-Rhin et membre de la commission des Finances, nous donne son point de vue sur la soutenabilité de la dette. 

Président du 64ème rendez-vous parlementaire qui traitait de la soutenabilité de la dette, Patrick Hetzel nous a donné son analyse sur ce sujet.

"La question de la soutenabilité publique est devenue un enjeu pour notre pays" a t-il affirmé. Le député s'est dit inquiet de la hausse des taux d'intérêt et du contexte international qui porte préjudice à la balance commerciale de la France. Par ailleurs, il a précisé que "cette dette est de plus en plus détenue par l'étanger". 

Patrick Hetzel salue la tenue de ce rendez-vous parlementaire qui lui a permis d'échanger avec ses collègues députés. "Chaque fois que l'on peut à travers Contribuables Associés sensibilier à ces questions de réduction de la dépense publique, ça va dans le bon sens ! " nous a t-il confié.

Publié le lundi, 28 novembre 2022

1 Commentaire

  • Lien vers le commentaire GIOANNI Marc mardi, 13 décembre 2022 Posté par GIOANNI Marc

    Le souverainisme bien compris, arme anti-endettement de la France.

    Le dérapage fou de l'endettement public dont pâtit hélas la France depuis des décennies maintenant ne s’explique que par les distorsions terribles et au moins potentiellement mortelles que la France subit depuis les premiers chocs pétroliers de 1973 et les politiques funestes menées depuis cette année-là avec l’obligation faite à la puissance publique d’être un emprunteur comme un autre alors que jusque-là elle se finançait par des prêts à 0% de la Banque de France, sans parler bien sûr ensuite d’une politique migratoire, européenne et socio-économique folle qui nous a conduit au gouffre actuel, le sinistre Macron et sa clique étant le point d’orgue de cette folie anti-nationale.

    Pour en sortir, il faut donc enfin penser à mobiliser la forte épargne populaire française par le biais des comptes courants et des dépôts bancaires. En effet, ceux-ci ne sont pas de la dette et sont une sorte d’argent flottant qui profite autant aux déposants qu’aux banques de dépôts. Donc, par accord entre le Trésor public et ces mêmes banques, si les comptes courants étaient désormais rémunérés au moins 5% par an indexés sur l’inflation sans aucun prélèvement obligatoire ni plafond de versement avec garantie d’Etat sur la totalité du capital et des intérêts, l’argent restant toujours disponible pour le déposant, l’essentiel de l’épargne populaire serait réorientée sur les comptes courants et ainsi transformée en dépôts bancaires. Comme l’épargne populaire française est le plus souvent une épargne de longue durée, seule une petite partie serait conservée par les banques de dépôts pour faire face aux retraits en plus de la commission rémunérant ces mêmes banques, ce qui permettrait de reverser au Trésor public l’essentiel de cette épargne sans accroître d’un centime la dette publique puisque cette épargne proviendrait ainsi de dépôts bancaires qui ne sont pas de la dette.

    Du fait hélas de la gestion calamiteuse de l’épidémie de covid par Macron et sa clique, le montant de l’épargne populaire supplémentaire a été cette année de 319 milliards d’euros. Cette somme colossale ainsi draînée jusqu’au Trésor public et complétée par la lutte contre la fraude et le coût de l’immigration et de l’Union européenne donnerait les moyens de rétablir enfin l’équilibre des budgets publics après près de 50 ans de déficit mais aussi de sensiblement revaloriser retraites et pensions d’handicapés ainsi que les salaires par une baisse sensible des charges salariales intégralement transformée en supplément de salaire net. Ainsi, dans un second temps, les recettes fiscales et d’épargne s’accroîtront, des gens mieux rémunérés payant bien sûr plus d’impôts, épargnant davantage et consommant plus. Cet accroissement de recettes donnera les moyens d’une très forte commande publique le plus exclusivement possible à des entreprises localisées en France et employant selon la loi sociale française un maximum de Français et d’étrangers en situation régulière pour qu’elles répondent à nos besoins collectifs de plus en plus criants hélas dans tous les domaines, ce qui alimentera de manière souveraine la croissance de l’économie et remettra le pays à niveau. Le surcroît de recettes fiscales et d’épargne tirées de cette forte croissance de l’activité d’entreprises françaises et des salaires et bénéfices et industriels et commerciaux qu’elle engendrera permettra de sensiblement alléger le poids des prélèvements obligatoires pour rendre aux habitants de France un maximum de pouvoir d’achat et restaurer l’attractivité et compétitivité de la France.

    Un système de flexi-sécurité à la danoise s’impose aussi pour favoriser au mieux le retour à l’emploi des chômeurs français sans parler d’une refonte juridique pour réduire au maximum les recours et lenteurs administratives et d’une réforme constitutionnelle qui redonnera la primauté à la souveraineté et à l’ordre juridique français pour redéfinir unilatéralement nos conditions d’appartenance à l’euro et à l’Union européenne à l’image de la Norvège et de la Hongrie.

    Pour amadouer le monde de la finance et sortir d’autant plus vite et mieux la France de l’ornière, l’Etat pourrait fonctionner par des prêts immédiatement remboursés par le surcroît de dépôts bancaires tiré de l’épargne orientée vers les comptes courants. Ce surcroît donnerait ainsi aux banques de détail les moyens, aussi bien, d’une part de débloquer progressivement, à concurrence du montant de ce surcroît, l’épargne populaire enkystée hélas dans des placements qui rapportent de moins en moins pour l’orienter vers les comptes courants qui seraient désormais bien plus attractifs en matière de fiscalité et rendement, d’autre part de rembourser la dette publique à concurrence bien sûr aussi du montant de ce surcroît d’épargne . Cette sorte de tourniquet financier du surcroît d’épargne des comptes courants vers ces mêmes comptes courants en passant par le Trésor public pour, à concurrence du montant du surcroît d’épargne, rembourser à chaque rotation de ce tourniquet la dette publique et débloquer l’épargne populaire permettra je pense en quatre ans environ de rembourser les quelques 3200 milliards de dettes publiques cumulées à raison d’environ un tourniquet de 150 milliards de surcroît d’épargne tous les deux mois, temps minimum me semble-t-il pour que les employés de banque obtiennent des épargnants leur accord pour débloquer ainsi leur épargne. Ce remboursement de la dette publique améliorera d’autant aussi le ratio de solvabilité des banques et avec lui la solidité de la sphère financière et de l’économie tout en satisfaisant les épargnants et nationalisant ainsi complètement le financement de l’Etat, ce qui renforcera bien sûr notre souveraineté. L’épargne cumulée des Français étant de plus de 5000 milliards d’euros, ce tourniquet pourra se poursuivre au bénéfice de la dette des entreprises françaises et même peut-être commencer par cette dette avant d’apurer les dettes publiques afin de soutenir beaucoup de nos producteurs nationaux pris en étau entre le prix de l’énergie et les funestes PGE à rembourser.

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