Combien vous coûtent les vacances du Président au fort de Brégançon ?

Écrit par Contribuables Associés
Brégançon-Président-Macron-vacances-argent-dette © Patrub01 - Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0

Entre rénovations fréquentes, protection renforcée et personnels dédiés, les contribuables français sont aux petits soins pour les vacances de leur Président au fort de Brégançon.

 Le fort de Brégançon appartient à l’État depuis la Révolution française.

C’est en 1964 que la forteresse de Brégançon (à Bormes-les-Mimosas, dans le Var) devient lieu de villégiature présidentielle.

Le général de Gaulle n’y passera qu’une nuit, Tante Yvonne préférant la Champagne et Colombey-les-Deux-Églises.

Ce sont les Pompidou qui vont vraiment aménager le lieu, et selon les canons de l’art moderne cher au couple présidentiel.

Les Giscard d’Estaing occuperont régulièrement le fort en l’agençant à leur goût. Danielle Mitterrand, quant à elle, snobera Brégançon.

Sous Chirac, le fort sera la demeure préférée du chef de l’État, et surtout de son épouse.

Nicolas Sarkozy y séjournera mais privilégiera pour ses vacances d’été la résidence personnelle de son épouse Carla Bruni, au Cap-Nègre.

François Hollande ne s’y plaisait guère et boudera vite les lieux :

«Des hommes-grenouilles plongeaient tous les matins autour du fort pour voir s’il y avait des mines. Quand vous vous baignez, vous vous dites que le coût du bain est élevé», racontera-t-il à Guillaume Daret, auteur d’un livre sur la grande et la petite histoire du fort.

Hollande a ouvert le site au public sous l’égide du Centre des Monuments nationaux : hors crise Covid, il se visite sur réservation quelques semaines par an (tarif normal : 10 euros).

En 2019, les visites ont procuré 40 000 euros de recettes, «cinq fois moins que du temps de François Hollande», a calculé René Dosière, ex-député spécialiste du budget de l’Élysée.

 Fort de Brégançon: la villégiature du chef de l’État 

Avec les Macron, le fort est redevenu une résidence présidentielle gérée par un service de l’Élysée. Il est la destination de vacances privilégiée du couple.

Ils s’y plaisent tant qu’ils ont fait installer une piscine hors-sol en bois de 10 mètres par 4 et d’une profondeur de 1,2 mètre dans l’enceinte du fort. Coût : 34 000 euros.

La piscine permet aux Macron d’échapper aux paparazzis qui ne se sont jamais privés de mitrailler les chefs de l’État se prélassant sur la magnifique plage privée de la propriété.

Selon l’Élysée, ce bassin permettrait d’économiser le coût (60 000 euros chaque été) des 11 gendarmes (en équivalent temps plein) qui surveillaient la plage sur des embarcations au large, en cas de bain présidentiel.

Toute surveillance n’a pas été abandonnée, bien évidemment.

 Fort de Brégançon: dépenses de sécurité et frais de personnel

À chacun de leur séjour, le chef de l’État et son épouse sont accompagnés par de nombreux officiers de sécurité (gardes républicains et Groupe de sécurité de la présidence de la République).

Et un, voire deux bâtiments de la Marine nationale patrouillent en mer.

Les Macron y reçoivent leur famille mais aussi des chefs d’État étrangers (Vladimir Poutine, Angela Merkel) en marge de sommets internationaux.

Selon l’Élysée, les frais de bouche des membres de la famille du Président font l’objet d’un remboursement.

La rénovation du fort, indispensable selon l’Élysée, a été lancée au début du quinquennat : cuisine (50 000 euros), peinture (10 000 euros), modernisation du réseau électrique (10 000 euros).

Une partie des fortifications est à consolider. Le budget de ces réparations et aménagements serait de 750 000 euros sur cinq ans.

Au fort, les dépenses sont variées : entretien courant, rémunération du personnel (335 000 euros en 2017) dont le couple de gardiens à demeure et les guides pour les visites.

Mais aussi 100 000 euros pour le transport des touristes jusqu’au fort, via une navette électrique.

C’est « une demande du grand-duc du Luxembourg, puisque la route d’accès traverse sa propriété privée », explique Le Point (03.08.2018).

Selon l’hebdomadaire, le budget annuel du fort avoisinait les 500 000 euros en 2018.

Cela sans compter les dépenses occasionnelles de sécurité et de personnel (secrétaires, cuisiniers, personnels de maison, etc.) liées à la présence du chef de l’État à Brégançon.

Jean-Baptiste Leon

 Extrait de Tous contribuables #19

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Publié le lundi, 21 juin 2021

1 Commentaire

  • Lien vers le commentaire Dumont dimanche, 07 août 2022 Posté par Dumont

    Je ne comprends pas comment des personnes ayant un salaire confortable font payer leur vacance aux autres. On parle des personnes au RSA qui profitent du système mais nos politiques qui vivent comme des monarques, eux se sentent légitime s. Choquant, nous ne sommes pas en monarchie mais en République dont les valeurs sont égalité, liberté, fraternité. Bref , encore une belle contradiction.

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