Subventions à des associations bidons : une députée PS jugée pour détournement de fonds

L’élue socialiste Sylvie Andrieux comparaît devant le tribunal correctionnel de Marseille. Elle aurait détourné 740.000 euros, transformant des caïds de cité en responsables associatifs à des fins électorales...

 

Des paravents associatifs destinés à détourner des centaines de milliers d’euros de subsides régionaux… Alors que Contribuables Associés ne cesse de dénoncer depuis des années le scandale des milliards de subventions distribués à des associations-sébiles, un fait divers souligne à nouveau la nécessité de tirer la sonnette d’alarme.

Car c’est en utilisant des faux-nez associatifs que Sylvie Andrieux, 51 ans, ancienne vice-présidente de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca), députée depuis 1997, serait parvenue à contrôler les cités sensibles via une noria d’associations plus ou moins fantoches.

Au final, une vingtaine d’associations se seraient réparties la manne du conseil régional, estime l’Observatoire des subventions.

Dans des quartiers comme Les Cèdres, Font-Vert ou Les Flamants, le vote PS aurait eu un prix : ici une Mercedes, là un réfrigérateur, ailleurs de l’électroménager…

La députée, qui risque 10 ans de prison et 150.000 euros d’amende, affirme avoir été victime d’escrocs et assure avoir ignoré que les associations récipiendaires étaient fictives.

C’est un avis que ne partage pas son ancien attaché parlementaire, Roland Balalas, fonctionnaire territorial et secrétaire général du groupe PS à la région. Durant l’instruction, il aurait admis que des subventions ont bien été distribuées avec des « visées électoralistes ».

Le juge chargé du réquisitoire a relevé que Sylvie Andrieux bénéficiait d’une « position atypique et dominante au sein de l’institution régionale (…) » tout en notant « sa façon d’utiliser des personnalités influentes (…) en les rétribuant avec des subventions indues afin de conforter sa clientèle électorale ».

Pour sa part, Michel Vauzelle, président du conseil régional a été entendu comme témoin assisté pendant l’enquête (sans, finalement, être mis en cause). Il  a demandé à témoigner lors du procès, la Région PACA se portant partie civile.

Guérini, aussi !

Cette affaire n’est pas la seule à empoisonner les instances du PS marseillais.

Jean-Noël Guérini, sénateur et président socialiste du conseil général des Bouches-du-Rhône, est également poursuivi pour plusieurs motifs, dont un détournement de fonds publics après le licenciement mi-2011 de l’un de ses collaborateurs, Jean-David Ciot qui a reçu 20.000 euros d’indemnités.

La justice soupçonne ce licenciement transactionnel de masquer une démission arrangée. Elle aurait permis à Jean-David Ciot de se présenter aux élections législatives et d’être élu député d’une circonscription d’Aix-en-Provence en juin 2012.

Le président PS du conseil général des Bouches-du-Rhône a été entendu ce mardi 5 mars 2013 au palais de justice de Marseille dans le cadre de cette affaire.

Une affaire parmi d’autres. Décidément les eaux sales de la gauche méditerranéenne sont comme la fosse des Mariannes : un abîme dont on n’aperçoit pas le fond !

FL

Avec Contribuables Associés, luttez pour la réduction des dépenses publiques, car trop de dépenses publiques c'est trop d'impôts, et contre les gaspillages scandaleux d'argent public !

Lu 166 fois Publié le mardi, 05 mars 2013