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A la loupe de la présidentielle : la fonction publique

Écrit par Aliénor Barrière
Fonction publique © Contribuables Associés

A 27 jours du premier tour de la présidentielle, le gouvernement d’Emmanuel Macron a annoncé que le point d’indice des salaires des fonctionnaires, bloqué depuis 2017, sera dégelé avant l’été.

Mais attention, la ministre de la Fonction publique, Amélie de Montchalin, promet que « ce n’est pas une mesure électoraliste ».

Alors que la Cour des comptes demande instamment à l’Etat de se recentrer sur ses missions régaliennes, quelle est la position des candidats à la présidentielle ?

Éric Zemmour dénonce : « Notre Etat se révèle au fil du temps toujours plus impuissant et obèse. Il ne sait plus répondre aux besoins essentiels des Français bien que sa taille et son emprise sur l’économie ne cessent de croitre. Toutes les fonctions régaliennes se délitent inexorablement alors que la dépense publique atteint des sommets inégalés ». Il entend donc revaloriser le point d’indice de certains secteurs clés de la fonction publique : l’hôpital, la justice, la police et l’éducation, rétablir les corps préfectoral et diplomatique et instaurer plus de rigueur budgétaire. Il ne souhaite pas modifier l’équilibre actuel entre fonctionnaires et contractuels. 

Valérie Pécresse veut supprimer 150 000 postes dans la fonction publique administrante afin de recentrer l’Etat sur ses trois missions prioritaires : protéger, éduquer, soigner. Elle compte sur la dématérialisation pour supprimer des agents, ainsi que sur le respect des 35h dans les collectivités. 

Marine Le Pen estime qu’il y a trop de fonctionnaires territoriaux ; elle veut rationaliser leur nombre uniquement au moyen des départs à la retraite. Concernant la fonction publique prise dans son ensemble, elle souhaite « revaloriser le point d’indice » et « défendre le statut de la fonction publique ». 

Jean-Luc Mélenchon veut également dégeler le point d’indice des fonctionnaires et réintégrer au sein des services de l’Etat les compétences indispensables qui en ont été dissociées (agences, privatisations). Il promet d’embaucher un million de fonctionnaires dans les services publics dits « essentiels » comme la dépendance et la bifurcation vers l’écologie.

Yannick Jadot souhaite donner plus de moyens aux collectivités pour recruter, il se déclare « attaché au modèle d’une fonction publique de statut » ; dès lors, « tous les emplois permanents de la fonction publique ont vocation à être pourvus par des agents titulaires ». 

Amusant : Amélie de Montchalin expliquait cet été face à Jean-Jacques Bourdin pourquoi elle n’augmenterait pas les fonctionnaires : « C’est électoraliste de faire ça en fin de quinquennat ! ». On n’aurait pas mieux dit. 

Lu 439 fois Publié le mardi, 15 mars 2022

1 Commentaire

  • Lien vers le commentaire Moine jeudi, 17 mars 2022 Posté par Moine

    Il faut rétablir la semaine de travail à 39 heures, voir 40 comme dans tous les autres pays en Europe.
    1 h de plus chaque année avec augmentation du salaire en conséquence mais en augmentant parallèlement le montant des cotisations retraites…pour gagner + il faut travailler + … CQFD

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